Et si la solution était d’arrêter de chercher une solution ?

Et si, en cherchant à guérir à tout prix, nous créions en fait l’effet inverse : de rester attachés à nos blessures ?

J’ai réalisé quelque chose de profond… et je ne parle qu’à travers mon expérience, de ce que j’ai réellement vécu : 
À force de vouloir changer ce qui nous dérange, de vouloir enlever, de chercher à analyser sans cesse d’où viennent l’origine de nos blessures, de nos problèmes, on renforce ce à quoi on résiste !
On se bat contre la peur, contre le manque, contre nos ombres, nos émotions… et paradoxalement, on les maintient en place.

Mais si, au lieu de combattre, on acceptait simplement d’être traversé ?
Sans lutter. Sans vouloir contrôler, sans vouloir arrêter quoi que ce soit.

 

Alors un véritable basculement s’opère.
On cesse de s’identifier à nos souffrances.
On fait de la place pour autre chose.
On s’autorise à exister pleinement.
Et plus on est présent à ce que l’on fait, au moment présent, plus on se reconnecte à soi, c’est à dire son être véritable.

C’est à travers ce que j’ai traversé, à force de vouloir arrêter de ressentir certaines émotions, de chercher l’origine de ce que je considérai comme problèmes —mon père sur ceci, ma mère sur cela—que je me suis perdue.
Je voulais comprendre, analyser, mettre du sens, mais plus je cherchais, plus je restais enfermée dans le passé.

Et un jour, j’ai compris que tout cela me menait à rien.
Alors j’ai commencé à reconnaître ce que je vivais, à observer ce que je ressentais… sans lutter, sans fuir, sans analyser.
Et c’est à ce moment-là précis que les choses ont commencé à réellement se transformer.
C’est à ce moment-là qu’une véritable paix a commencer à s’ancrer plus profondément.

Parce que ce n’est pas en cherchant à effacer ce qui est que l’on se libère, mais en s’autorisant à le traverser.

Retour en haut